Il faut vivre comme on pense, sinon tôt ou tard on finit par penser comme on a vécu. PAUL BOURGET
 

Vivre en ayant une ligne de conduite, des objectifs, c’est légitime. Mais penser tout le temps à comment agir, faire au lieu de vivre pleinement est dangereux. On oublie alors de vivre sa vie. Les extrêmes ne sont pas de bons amis, c’est l’équilibre qu’il faut trouver. C’est bien là qu’est la difficulté, mais qui dit difficile ne veut pas forcément dire impossible.

Après s’être fixer des buts, avoir choisi des lignes de conduites et des rêves à réaliser, encore faut-il les suivre. Car sinon arrivera tôt ou tard l’époque des regrets. Les regrets, ces moments où l’on imagine comment et à quel instant on aurait pu changer les choses, ce qui serait arrivé dans tel cas ou dans tel autre. On énumère les options qui étaient à notre portée et celle qu’on aurait pu choisir pour changer le cours de notre vie. Et voilà, on commence à ressasser et à penser, à imaginer comment on aurait pu vivre.

C’est pourquoi il paraît important de vivre comme on pense. Faire en pensant que c’est le mieux pour soi, que cela correspond le plus justement à nos valeurs et à nos aspirations, c’est quelque part se protéger du repentir, du regret. Si l’on vit sans se fixer des objectifs, sans avoir de valeurs transmises et à transmettre, on vit des évènements les uns à côtés des autres sans vrai lien entre eux. Et on finit par se dire que c’est comme ça, que l’on ne peut rien changer au cours de sa vie. On finit par penser que la vie est ainsi faîte, la fatalité en somme. Or on peut changer le cours de sa vie si la motivation est à la hauteur du changement, si le risque encouru fait qu’on ne peut pas échouer.